mercredi 8 juillet 2009

J’ai pris un chemin que je ne connaissais pas… Par fierté, malgré la peur, j’ai avancé…
Devant cette route ardue, je me suis sentie perdue, mais au loin j’y voyais briller mon destin, donc j’ai continué… Par la suite la lueur s’est dissipée, la peur m’a transpercée et ce chemin, j’ai voulu le rebrousser… Trop tard m’a dit ma fierté, ton tracé s’est effacé…
Les larmes, les pleurs, la peur ont fait que j’ai désespérément voulu rentrer… Je voulais retourner dans le connu, me conforter dans la sécurité, je voulais ma route, oublié le doute, ressentir mes certitudes et dormir tranquille dans les bras de mes habitudes…
Me voilà ce soir face à mon quotidien, j’ai retrouvé le chemin… Mais le retour m’a changé, mes certitudes ne sont plus si apaisantes et mes habitudes, je voudrais y échapper…
Ce soir vraiment... Le soleil se tanne...

vendredi 3 juillet 2009

Il est si bon de les entendre rire, ils sont à s’éclater au parc et moi je les observe les yeux remplis de larmes… Je suis montée tout la haut dans l’araignée et fait semblant de ne pouvoir redescendre question de gonfler l’orgueil de mon benjamin, qui était trop fier de me dire ou mettre le pied… J’ai fait le poteau de pompier, je me suis balancée, j’ai glissé… mais je n’avais pas le cœur à jouer…

Mon esprit est ailleurs, je suis ici à rêver d’une autre vie… J’aimerais déposer ma tête sur son épaule, lui, dans le monde des si…

Je travaille tellement que je ne sais plus comment vivre, si je ne cours pas, je me retrouve dans le néant. Je ne sais plus me reposer ni prendre mon temps. Je ne sais plus vivre ma vie d’avant, je ne trouve même plus comment. J’ai y pourtant puisé beaucoup de bonheur, mais de plus en plus, il me semble que ça ne me suffit plus… Je sens le vide, et dans le silence que j’aime tant, j’y entends parfois l’écho du vide qui résonne dans mon existence… Ce n’est que Tan, Tan la femme qui cherche… La directrice en a plein les choux, la maman croule sous la pression d’être nous, mais moi, qu’est-ce qui se passe avec moi?
Sur ce banc de parc, je les regarde jouer avec le sourire aux lèvres et je me dis que finalement c’est une trop belle journée pour avoir le cœur lourd...

mercredi 1 juillet 2009

Dans un passé lointain, quand ma vie a dérivé au loin, quand mon esprit a délaissé le saint… je suis tombée sur un livre qui m’a donné envie d’écrire… Nelly Arcan, cette pute que les hommes ont regardée de haut, cette femme qui a compris bien plus loin que la bassesse de ses gestes…

C’est un livre sexy, rempli de non-dit… en l’ouvrant ce soir encore accablé d’insomnie, j’ai écrit…


Je laisserais tes mains découvrir mon dos, je suis certaine qu’elles si chaudes qu’elles pourraient brûler ma peau… Je sais que l’odeur de ta nuque pourrait me transformer, comme de mes yeux, ton corps, j’aimerais transpercer…
J’imagine parcourir de ma bouche ton cou encore inexploré et du bout des lèvres goûter à ta chair salée. Je peux presque sentir tes muscles se durcir, tes bras m’emprisonner et l’espace entre nous se dissiper.

Ce n’était qu’un rêve…. Back to reality…

mardi 23 juin 2009

Directrice de l’anarchie

Je ne peux pas dormir, je ne peux juste pas aller me coucher… Encore ce soir je veux profiter de la noirceur et m’enivrer du silence qui règne dans ma demeure.
Mon téléphone a sonné mille fois, j’en développe même un tic, je vérifie constamment si mon bluetooth est bien en place, et ce, même dans le bain! Je parle tout le temps, à mille et un gens, je cours toujours, sans arrêt de jour en jour… C’est fou complètement fou, mais je commence à aimer cette folie, se job, moi directrice de l’anarchie... cet endroit qui aspire les secondes comme si le temps n’existait pas… Je trouve peu à peu ma place dans ce cahot, je mets de l’ordre et j’apprends à me détacher, à déléguer, et surtout, à ne pas m’effondrer… Je suis face à l’imparfait, au risque, à l’inexacte, bref, j’affronte mes pires démons et je survis, donc, ça a ça de bon! C’est une Tan déraciné, déboussoler qui se surprend chaque jour de se pointer au boulot malgré ses peurs et sa nouvelle vie dans le monde des si… je travail à l’imparfait et je réalise que malgré le mais, moi, c’est étrange, mais je m’y plais.

lundi 22 juin 2009

ça c'était hier...

J’ai eu une journée de fou, une journée qui ressemble finalement à toutes mes journées ou presque. Il y en a des comme hier ou n’arrête à peu près pas, mais qui sont remplis de trucs qui sortent de l’ordinaire.
Ce soir en quittant le boulot avec un air morose dans mon tailleur rose, je savais bien qu’il me restait environ 100 pages de documentation à lire, que je n’aurais probablement pas le courage de me faire une collation, bref un soir qui ressemble à tous mes soirs.
Mais en mettant les pieds ici, j’ai vu sur comptoir une bouteille de Gadorade rouge, une moitié de bouteille température pièces comme je l’aime… Je l’ai regardé droit dans le goulot, j'avais soif... je savais qu’elle n’était pas mienne! J’ai fermé un œil réfléchissant à son propriétaire… hum, hum… De souvenir, pas de bouton sur la bouche, je l’aurais remarqué… pas le teint grisé, je l’aurais vu ça aussi… non le mec a l’air en santé, pas de danger… J’ai donc chaussé mes espadrilles, mis ma ceinture de « fuel » et… j’ai bu dans son jus!

Je suis sortie par derrière et j’ai couru, super bien couru, c’était super plaisant, 5.5 kilomètres faciles, du bonbon, genre juste les joues roses en revenant…Les jambes A1, le souflle A1, la tête... VIDE, j'étais aux anges...
Je suis certaine qu’il y a avait de la bave de champion!


ok c'est ouache... et ce n’est pas de la fiction.

mercredi 17 juin 2009

Il y a une lettre à la poste, le genre de lettre que j’ai peur d’aller chercher… Lettre qui pourrait encore m’enfoncer plus creux dans ce bourbier d’histoire de condo… L’avocat ne semble pas stressé, mais moi je flippe, c’est comme trop…

Je suis vidée, mais je n'ai pas envie d'aller dormir... J'ai envie d'écouter le calme de la nuit, j'ai envie de profiter de cette fin de journée ou tout le monde semble occupé... sauf moi... pour une fois... Je me suis payé un luxe d'enfer en rentrant ce soir, je suis allée courir... Pas pour performer, ni pour me mesurer, juste pour délier mes muscles, pour entendre mon souffle et pour me "grounder" un peu. Ma performance a été OUACHE, mais ce n'est pas grave car ce soir je me sens calme, je me sens bien, même mieux que depuis des jours... Demain j'apporte mes souliers de course au bureau, je vais troquer, l'espace d'un instant, mes talons aiguilles et mon tailleur pour aller jogger durant le diner. C'est vrai qu'après, mon maquillage ne sera pas parfait, mais au moins je vais profiter du calme et des endorphines qui viendront m'habiter. Je dois trouver une façon de composer avec tout ce qui tourbillonne dans ma vie c'est une question de survie.


C’est fou ce qu’ils me manquent, tous ces gens avec qui j’ai travaillé et surtout, partagé ma vie. Je me rends compte que je suis seule, maintenant plus que jamais. Je ne dois que compter que sur moi, je n’ai rien de plus tangible et encore moins de plus solide de toute façon.
C’est bizarre, je me sens déjà loin d’eux, comme si eux aussi avaient commencé à m’oublier… Je donnerais tant pour pouvoir tôt le matin, plonger mes yeux dans leurs regards, ou juste entendre mon nom, TAN et non pas, madame…

Tan

mardi 9 juin 2009

Tailleur et talons aiguilles!

Ça goûte amer dans ma bouche, je n’ai plus le temps de prendre mon temps… Je n’ai pas envie de parler, pas envie de partager, je me sens, seule si seule… Toute l’histoire du condo qui il a juste moi qui comprend, sans parler de ce travail qui me demande tant… Là-bas, j’ai l’impression que si tu tournes le dos, ils te boufferont vivant… Tellement de pression, tellement plus capable d’évacuer, c’est mon intérieur qui va exploser. Je suis une bombe à retardement… Le téléphone continue de sonner, les enfants continuent d’exiger et moi, moi, je continue de perde pied. Je me sens nulle, idiote, si sotte d’avoir pensé que j’avais gagné avec la facilité… La vie m’a encore une fois montrée, que pour gagner, il faut bosser, et plus tu gagnes, plus tu bosses… C’est la loi, c’est comme ça!
Me voilà dans la cour des grands, sans repères avec l’envie de me sauver, de me cacher ou encore d’exploser…
Je donnerais tant pour un peu de temps, ou juste pour pouvoir aller courir, le temps de jogger jusqu’à épuisement…
Et pourtant, j’y suis!!! C’est mon nom que j’ai vu aujourd’hui là haut dans la hiérarchie, j’ai mon poste de directrice, j’ai le job que j’ai toujours voulu… J’ai mon département IT, je suis la conseillère scientifique! Je décide, j’engage, je porte un tailleur et des talons aiguilles, et pourtant,ma confiance en moi vacille…
Je m’ennuie de mes enfants, ça me manque de sourire… Sans parler de votre sourire, vous mes anciens collègues… Le brouhaha de ma chum Brig, le massage d’épaule de Rich avec ses beaux yeux bleus, notre amitié… Le sourire si wow de sweet Ferrari qui t'aveugle l'agenda comme un rayon de soleil en pleine page, notre complicité… ça… ça vaut toute la hauteur dans l’organigramme, toute les jobs de directeurs et tous les tailleurs du monde entier…
Ils me manquent et je me manque à moi-même… Je cours tellement que je n’ai pas le temps de courir… Je veux mon marathon cent fois plus que les échelons ou on m’a propulsée. Je veux moi, me retrouver…

Love Tan…