dimanche 9 mai 2010

Maman…

Si imparfaite soit-elle, ma mère m’a donnée... si imparfaite je suis... gros comme le ciel, et je l’en remercie… un cœur de mère…

La fête des Mères…
Il faut être maman pour comprendre, il faut avoir vécu les nuits blanches, les maladies, les pleurs… et aussi… surtout… à pleines dents et de bon cœur, les bébés qui rient.

Rien au monde n’est comparable, rien dans ma vie ne s’approche à ma vie de maman, même si aujourd’hui ils réduisent mon nom à : mmman! non, plus de doux Maman… non, maintenant c’est mmmman!!!
Je m’accroche bien fort aux dernières mimiques de bébé, mais je sais bien que mes jours sont comptés, fini, je n’ai plus de bébé, mes drôleries s’effacent de leurs pensées, à mort nos comptes de châteaux et de chevaliers… Ils n’ont plus peur du Bonhomme Sept Heures, fini le temps, où moi, maman, je dessinais la réalité aussi jolie que je pouvais l’imaginer…

La fête des Mères, je réalise ce soir, en étant un peu amère, qu’elle aussi, elle te vieillit… Ce soir je donnerais tant pour bercer contre mon sein, un bébé endormi. Ils n’ont plus besoin de moi comme avant, mais moi, maman… j’ai encore besoin d’être leur douce petite maman… Comme si je n’en avais pas eu assez, comme si d’avoir « partagé le temps » avait laissé un trou béant dans mon cœur de maman…

Je ne serai jamais la mère parfaite… Je les aime trop pour être « assez »… Ils sont chacune de mes raisons, ils sont mes choix et ils sont pour le monde futur, la liberté… Ils sont mon passé, ils sont mes blessures et tout ce que j’ai…
Ils sont moi, en mieux… sans tout ce que je ne voulais pas, avec tout ce que j’ai de mieux… Ils sont mon Père et ma Mère, mon fils a les yeux de mon Frère… Ils sont ma descendance, ma vie…

Ma toute belle… Tu es resté avec ton père, sans comprendre l’importance d’être ici, j’ai de la peine, mais je comprends que quand on est jeune on ne voit pas ces choses-là… Merci maman...
J’ai aussi blessé ma maman… j’étais jeune, je ne savais pas, je ne comprenais pas…
Mais ma toute belle, surtout ce soir, la fête des mamans, j’aurais voulu mettre mon nez dans ton cou, te respirer et te dire merci d’être là, merci d’avoir fait de moi une maman… J’ai eu de la chance, j’avais ton frère… collé contre mon cœur, il a sauvé ma fête des Mères… Notre petit loup qui devient homme, homme au cœur si grand…

Maman est fière de vous… Je vous aime plus que tout…

Tan

3 commentaires:

Je m'appelle Khaoula et ça veut dire Faon. a dit…

Merci d'avoir écrit ceci, merci de l'avoir partagé. Je n'ai jamais compris ma mère, et je ne la comprendrai peut etre jamais, vu la personne complexe qu'elle est; mais grace a vous madame, je la crois quand elle dit qu'elle nous aime (mes soeurs et moi). En lisant ceci, j'ai secretement souhaité que vous soyiez ma mere, et que ce texte soit adréssé a moi. Ma mère a pour nous les memes sentiments que vous avez pour vos enfants, mais elle n'a jamais su le dire aussi...correctement que vous. Et moi, je n'ai jamais voulu l'entendre. Maintenant je l'ai lu, et j'ai su. Je vous écrit ceci,Madame, parce que je ne saurais le dire a ma mère, qui va surement vous jalouser.

Tan a dit…

Merci Khaoula pour ce message qui m'a beaucoup touché. Oui, il y a parfois une distance entre une mère et sa fille... Je l'ai vécu, j'en ai souffert et c'est pourquoi je repousse le silence dans ma maison. J'essaie d'entendre mes enfants, de les aimer même s'ils sont différents. De les écouter.... Au plaisir de te revoir par ici...

Tan !

Tan a dit…
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