lundi 14 juin 2010

Vendre sa maison...

Une conversation m’a amenée à avoir envie de revoir ces lieux où jadis nous avons vécu.

Cette maison qui a vu naître nos enfants, cet endroit où nous nous sommes construits, unis, et ensuite détruits. Ça m’a fait drôle d’imaginer que dans cette cuisine, une autre femme parfumait ces plats avec les herbes que j’avais plantées… Que dans ces murs une autre famille vivait, que dans ma chambre, un autre couple s’aimait. Je me demande si cette maman promène ses doigts sur les boiseries comme je le faisais chaque fois que je descendais… Je me demande s’ils se sont rendu compte que la petite fenêtre du sous-sol semble de la même taille que la lune quand elle est pleine. Je me demande si le plancher de la cuisine émet toujours ce doux craquement de maman qui berce ses enfants.
J’avais presque oublié que cette maison a laissé en moi des souvenirs dont je ne veux jamais me départir.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Votre message m'a beaucoup touchée car, mon époux nous a quitté. après une douloureuse maladie et maintenant comment va se dérouler ma vie, peut-être devrais-je aussi vendre la maison construite par mon mari il y a près de 46 ans.Comment vais-je pouvoir l'entretenir? La nous avons vécu heureux avec nos 3 fils, maintenant mariés, et je souhaite de tout coeur pouvoir y finir mais
jours. Hélas, ce n'est pas sûr. Je
n'ose y penser, cette maison qui a vu naître nos enfants, tous ces souvenirs, oh mon Dieu, ce que je pense à vous. Courage et amitiés
Une grand maman seule

Tan a dit…

Je ne sais pas si ça pourra vous aider, mais j’ai compris en étant loin de cet endroit que les souvenirs sont beaucoup plus vivants en nous que dans les choses ou les endroits… Nos souvenirs sont marqués d’odeurs, de paroles, de regards…
J’ai refais ma vie ailleurs et j’ai retrouvé un autre chez moi qui a gardé des parcelles de mon ancienne vie. Parce que ce qui fait la demeure c’est bien les gens qui y vivent.
Les murs ne sont que poussières…
Merci de ce message… Courage

Alain Ryckelynck a dit…

Je passe tous les jours, car c'est mon chemin, devant la maison où s'est déroulée mon enfance. Votre récit me fait pleurer, pas dehors, mais dedans, ce qui est bonheur autant que nostalgie. Je vous embrasse ainsi que vos souvenirs.
Alain

Alain Ryckelynck a dit…

Je passe tous les jours, car c'est mon chemin, devant la maison où s'est déroulée mon enfance. Votre récit me fait pleurer, pas dehors, mais dedans, ce qui est bonheur autant que nostalgie. Je vous embrasse ainsi que vos souvenirs.
Alain